Press "Enter" to skip to content

The PUNKIN’ BROS, enfin un duo à burnes !

Ma rencontre avec Dave Rockin s’est faite sur le pavé à la sortie d’un bar , là où l’on fument des clopes, généralement hilares et souvent bourrés sous l’œil sévère d’un vigile dont le gabarit nous rappelle qu’il n’est pas la pour rigoler, lui. Je l’entendais clamer à l’écoute d’un morceaux de Don Cavalli qui nous arrivait depuis un de nos débits de boissons favori : « Ce gars est de chez nous ! » Ce qui ne manqua pas de me faire sourire devant ce chauvinisme de bon goût et me poussa à la conversation. Je le recroise quelque temps après totalement en transe sur un « back from the grave » dansant à la quasi horizontale sur un dance floor crasseux d’une cave parisienne.Je me dis que vu la façon dont ce mec à de ressentir les choses, il a sûrement un fort potentiel de démence en lui. Qualité qui à mon sens est indispensable pour faire un bon groupe. Par Yann Schmitt

C’est à un concert des Punkis Bro qu’il monte avec Stéphane un autre type aussi brute que le packagin d’ une boîte de corned beef ou de sardine (avec laquelle il fabrique des pédales fuzz soit dit en passant) que mon intuition se révéla exact. Le duo, Dave ( guitare chant) et Stéphane ‘( Batterie) enchaînent des titres de pur trash rock and roll souvent surfisant, avec l’audace d’un chien boiteux courant après un camion de ramassage d’ordures ! Enfin un groupe qui mérite cette désignation tant galvaudée aujourd’hui de “garage punk” . Mais je vous laisse avec Dave qui nous narre son histoire avec un délicieux soupçon d’auto dérision.

Génèse
Le groupe est né il y a 3 ans dans une période un peu compliquée, durant laquelle j’essayais d’arrêter de boire (si si j’te jure). Du coup j’essayais mes premières compos sur ma guitare dans ma chambre. Ça faisait des mois que le père d’un pote n’arrêtait pas de me dire de me bouger le cul de me remettre à la gratte et j’ai fini par abdiquer en bonne grosse loque que je suis. Du coup je suis allé enregistrer tout ça chez ce bon vieux Jacko en Corse. Quelques mois après, Stéphane, que j’avais rencontré sur Rennes durant d’inoubliables soirées, qui était sur le point de s’installer sur Paris, a ensuite enregistré mais nous n’étions pas tellement content du son alors, l’année suivante on est allé chez Baldo pour réenregistrer avec un super son et on va bientôt sortir une cassette !!!!!! Du coup au début j’imaginais le groupe dans un style crampsien, je voulais faire des compos genre white rock instrumentaux rocker/surf et garage mais Samy et Stéphane à juste titre ont préféré que je me concentre sur mes compos garage/punk. On a une reprise dans notre set, un titre que j’aime beaucoup des Cavaliers « 7 days of Crying » titre de 66 sortit sur le Back From the Grave vol 7. Je joue dans un Groupe de white rock (c’est un genre de rock and roll qui est né après le rockabilly vers la fin des années 50 ou la contrebasse est remplacé par la basse électrique marqué par un style plus électrique et épuré dont je suis pas mal fan et qui a pas mal marqué mon jeu de guitare) avec Lili, Ivan et Ian. J’aimerais beaucoup faire un super groupe de Surf bien traditionnel dans l’esprit son caverneux Strummin Mental. J’aimerais aussi faire un bon groupe de OI chanté en français et un groupe de hardcore du genre Outburst/raw Deal/ Life’s Blood/Breakdown. Stéphane a pour projet un groupe punk rock bien dans l’esprit Soda Fraise/Starshooter/Rock’n’Rolleur avec des super paroles en français. Je n’ai pas vraiment eu de groupes avant les Punkin’ et Chrome Reverse qui sont mes premiers groupes… enfin si, quand j’étais chez mes vieux avec un pote, on reprenait des classiques des 50’s du genre train kept a rollin folsom prison blues 20 flight rock à notre sauce, c’était pas mal mais on a rien enregistré. Mon pote faisait de la contrebasse et moi guitare chant. Stéphane faisait le batteur incompris dans une groupe de shoegaze et à joué quelques temps de la guitare dans un groupe garage 60’s à Rennes. ✘